Solidité des banques françaises : on vous dit tout

En ces temps incertains, la solidité des banques françaises et mondiales est un enjeu majeur. En effet, sur ce dernier point repose la stabilité de tout le système financier, et de l’économie mondiale.

Pourtant, beaucoup s’interrogent sur la solidité des banques depuis quelques temps. Les marchés financiers ont toujours le dernier mot. Le verdict est sans appel. La capitalisation boursière des plus grosses banques françaises connait un fort recul depuis plus d’un an.

Par exemple, le cours de la BNP Paribas a été divisé par 2 par rapport à son plus haut.

Natixis, par 3 environ.

Celui de la Société Générale (GLE) par 4.

Ce sentiment de manque de solidité est accru par un secteur bancaire, toujours un peu à la traine par rapport au CAC 40.

Évaluer la solidité d’une banque n’est pas simple. En effet, énormément de critères rentrent en compte.

L’autorité bancaire européenne organise régulièrement des stress test à ce propose. Voici quelques critères essentiels lors de l’évaluation de la solidité des banques.

Evaluer la solidité des banques : Le ratio de solvabilité

Le ratio de solvabilité permet de comparer les fonds propres d’une banque aux risques inhérents à son activité. (Dépréciation de la valeur des actifs, ou non solvabilité des crédits par exemple).

Il existe un ratio de solvabilité appelé « Regulatory Tier 1 capital to risk-weighted assets ». Ce dernier prend en compte pour sa mesure les fonds propres jugés les plus robustes selon des normes régies par les autorités prudentielles. Elles listent également les modalités pour la mesure des risques potentiels liés aux contrats pris par les établissements financiers.

D’autres paramètres pour évaluer la solidité des banques

L’effet de levier

Plusieurs méthodes permettent de calculer l’effet de levier des banques. Le plus simple est le suivant. L’effet de levier d’une banque est d’autant plus élevé qu’elle peut prêter de l’argent par rapport à ces fonds propres.

La liquidité

La solvabilité est différente de la liquidité. Ce dernier terme fait référence à la capacité à une banque de jouer son rôle de fournisseur de liquidité. Par exemple, en cas de Bank Run, c’est un problème qui peut survenir.

Le Bank Run est un phénomène qui survient en temps de panique financière. D’un seul coup les épargnants se ruent pour retirer leur argent.
De fait, la banque est forcée de liquider certains de ses actifs pour faire face à la demande. Ceci, parfois dans des conditions défavorables.
Que faire en cas de crise bancaire ?

La crise de liquidité bancaire peut ainsi devenir une situation d’insolvabilité généralisée.

La solidité des banques face à la crise

Le secteur bancaire n’a pas échappé à la pandémie, et l’a même subit de plein fouet.

Une bonne dynamique du crédit est nécessaire à la reprise de l’économie. Pourtant, si la crise se solde par une défaillance des entreprises, les conséquences pour les banques seraient assez importantes. Elles verraient s’augmenter les créances douteuses à leur bilan.

Pour le moment, la solvabilité des français reste inchangée. Ceci est notamment dû à l’ensemble des mesures budgétaires.

Pour autant, une venue accrue du chômage viendrait fragiliser la capacité à rembourser un crédit, et plus généralement le dynamisme de l’économie.

Les fonds d’investissement contribuent pour une large part au financement spéculatif de l’économie réelle La finance à effet de levier constituent également. Ces deux points font l’objet d’une grande attention de la part des autorités françaises.

Les risques liés à la crise du covid

  • Risque de l’endettement : Compte tenu du niveau de l’endettement des ménages, leur charge de remboursement restera élevée. En cas de hausse importante du chômage, les ménages pourraient voir leur solvabilité se détériorer
  • Risque de marché : La baisse marquée des bénéfices attendue pour l’année 2020 et l’incertitude sur la vigueur de la reprise économique ne permettent pas d’exclure une nouvelle correction sur les marchés actions tandis que les marchés obligataires (crédit) pourraient à nouveau se tendre suite à une hausse marquée des dégradations de notation et/ou une augmentation des défauts
  • Les taux d’intérêts bas : L’environnement désormais généralisé de taux d’intérêt durablement bas, s’il bénéficie aux emprunteurs, va continuer de peser sur :  la profitabilité future des banques, dont la rentabilité de l’activité de crédit pâtît de l’aplatissement de la courbe des taux ; dans l’immédiat, les conditions de refinancement auprès de l’Eurosystème (à taux négatifs pouvant atteindre -1%), conjuguées au mécanisme de tiering de taux, devraient atténuer les effets des taux bas sur leurs marges ;  les assureurs-vie voient leur contraintes de gestion actif-passif se renforcer alors que le rendement de leurs portefeuilles d’actifs poursuit son érosion progressive.

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